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vineri, 16 aprilie 2021

Titian (1488-1576)

 Titien-Homme-aux-yeux-verts--Palais-Pitti-Florence-.jpg

L'Homme au gant

Le Titien


Musée du Louvre

On ignore le nom du jeune homme représenté ici ; mais à coup sûr, nous sommes en présence d'un personnage d'importance, patricien de la Sérénissime république de Venise. Sous son vêtement noir, égayé de la seule blancheur d'une chemise de dentelle, le gentilhomme a de la distinction, de la race, une belle tournure aristocratique. Ses cheveux noirs sont à la mode italienne du temps, coupés ras sur le front et retombant assez bas, sur les côtés, pour cacher une partie des oreilles. La tête, bien campée sur un cou robuste, n'est pas régulièrement belle, mais s'illumine d'un intelligence énergique et d'une fermeté tranquille accentuées par l'assurance et la fierté du regard. Aucun autre ornement, dans le sévère costume du modèle, qu'une fine et longue chaînette à grains de corail terminée par un médaillon. La main droite, baguée d'or à l'index, est négligemment passée à la ceinture : cette main est d'un modelé et d'une vigueur d'exécution admirables. De son coude gauche, le jeune patricien s'appuie sur un pan de rocher et, dans sa main gauche gantée de peau de daim, il tient son autre gant.

L'Homme au gant tableau peint par Le Titien

« On a presque honte d'écrire des phrases élogieuses sur un pareil chef-d'œuvre ; il semble que l'on commette un béotisme en exprimant son admiration pour ce dessin grand et simple, cette couleur d'une clarté si chaude, ce modelé puissant et souple, cette fleur de vie répandue partout qui caractérisent la manière de Titien. Titien est le plus sain, le plus robuste, et le plus tranquille des grands peintres. Chez lui, aucun effort visible ; il atteint la beauté facilement et du premier coup, comme une chose naturelle. Ses figures ont la santé, la joie sereine, l'équilibre parfait des statues grecques et des peintures antiques telles qu'on peut les supposer. Aucune fièvre, aucune inquiétude ne les travaillent et ne les déforment ; elles s'épanouissent tranquillement dans la plénitude de leur force et de leur beauté, heureuses d'avoir reçu la vie du pinceau de Titien qui est, avec Velazquez, le plus grand peintre de portraits du monde. » (Théophile Gautier.)

 

Aussi n'est-il pas surprenant qu'il ait été, durant sa longue vie, le peintre de tous les personnages illustres du XVIe siècle. Dès ses débuts, son vigoureux talent lui vaut une réputation méritée. Le Conseil des Dix le nomme peintre des Doges, titre qu'il lui retirera par la suite à cause de ses lenteurs dans l'exécution des commandes ; puis, c'est Alphonse de Ferrare, grand protecteur des arts, que Victor Hugo a peint de couleurs si noires, qui attire près de lui le jeune peintre, l'installe dans son propre château et le comble d'honneurs. Ce séjour à Ferrare est marqué par le magnifique portrait du duc, par celui de Laura di Dianti et par une cinquantaine d'oeuvres de premier ordre. Après un court passage à la cour de Frédéric Gonzague, duc de Mantoue, Titien se lie avec Francesco Maria délia Rovere, duc d'Urbino et neveu du grand pontife Jules II. A cette cour, il peint de nombreux portraits, qui sont tous des chefs-d'œuvre; il en exécute même d'après des copies, tels que ceux du Sultan et de François Ier ; ce dernier est au Louvre et l'on peut constater en le voyant que Titien n'avait pas besoin de faire poser son personnage pour en faire un admirable portrait.

 

Jaloux de posséder un tel peintre, le monarque le plus puissant de l'époque, Charles-Quint, lui prodigue les marques de son amitié et lui commande plusieurs fois son portrait. Ces portraits sont autant de chefs-d'œuvre. On raconte qu'un jour l'Empereur — cette « moitié de Dieu », comme l'appelle Victor Hugo — se trouvait dans l'atelier de Titien lorsque celui-ci laissa choir par mégarde son pinceau. Le souverain se baissa pour le ramasser et le rendit à l'artiste. A ses courtisans étonnés, Charles-Quint signifia tranquillement qu'un tel génie était bien digne d'être servi par un empereur. Pour chaque portrait de lui, ce monarque lui paya 1.000 couronnes d'or et il lui conféra en outre des titres de noblesse avec un don annuel de 200 couronnes. Il essaya même de l'attirer à Madrid avec le titre de peintre de la cour, mais Titien refusa, craignant de ne pouvoir s'habituer aux habitudes espagnoles en matière d'art et de foi.

 

Par l'intermédiaire de l'Arétin, son ami, Titien fut appelé à Rome par Paul III, de la famille Farnèse. Le pontife posa plusieurs fois devant lui.

 

On a dit de Titien qu'il n'eut pas un caractère aussi beau que son génie et qu'il gâta ses dons merveilleux par une rapacité indigne d'un grand artiste. Ce que fut l'homme importe peu aujourd'hui ; l'œuvre compte seule et elle est admirable. Titien, quels qu'aient été ses défauts, reste l'un des plus grands peintres du monde et l'un des fournisseurs les plus puissants d'émotion artistique.

 

L'Homme au gant fut acquis par Louis XIV, à qui nos musées français sont en grande partie redevables de leur grande richesse.

 

Hauteur : 100 cm - Largeur : 89 cm

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24 Juin 2013 Publié par Megan et Juliette H.

       

Titien-Homme-aux-yeux-verts--Palais-Pitti-Florence-.jpg

L'homme aux yeux gris

I - Informer

Ce tableau est intitulé L'homme aux yeux gris, ou Portrait d'un gentilhomme, il est également surnommé L'Anglais. Il aurait été peint vers 1545. Il s'agit d'une huile sur toile de 111 cm sur 93. Comme son nom l'indique, le tableau appartient au genre du portrait.

Ce tableau a inspiré un livre éponyme à Petru Dumitriu : L'homme aux yeux gris, qui raconte la vie romancée du modèle, dont on ne sait rien en réalité.

Titien_Autoportrait_Prado400.jpg

Autoportrait du Titien, 1562 

Titien, ou Tiziano Vecellio, est né en 1488 est mort en 1576. C'est un peintre de Cinquecento (15° siècle italien, la Haute Renaissance). Il est reconnu comme un excellent peintre de scènes religieuses et mythologiques, mais plus encore comme un maître de l'art du portrait. En effet, dans les tableaux qu'il peint, on sent une humanité profonde chez ses modèles : en cela, Le Titien est un artiste très représentatif de la Renaissance en peinture.

II- Analyser

*Description objective : Au premier plan, il y a un homme vêtu d'un lourd habit noir ; il a un collier autour du cou. On aperçoit une chemise blanche qui dépasse du col et des poignets, et il tient une paire de gants beiges dans sa main droite. Il a des yeux bleus ou gris, une barbe et des cheveux bouclés châtains. Il se tient devant un mur gris, et à côté de lui se trouve une bande noire verticale, peut-être une colonne. Son ombre se détache sur ce mur.

*Description subjective : Ce qui frappe chez cet homme qui est représenté, c'est son regard. Troublant, insistant, il donne l'impression qu'il examine le spectateur. Il nous sonde, et l'expression de son visage donne à cette inspection un caractère grave, sérieux. Le décor sobre et sombre met plus encore  en valeur ses yeux clairs. On peut ressentir bien des émotions devant un tel tableau ; de la fascination, de la méfiance, un certain malaise, de l'admiration... Toujours est-il qu'on ne peut rester indifférent à ce gentilhomme.

 

*Question : En quoi ce tableau vous semble t-il caractéristique de la Renaissance dans son contenu et/ou dans sa forme ?

Non seulement le portrait est une forme de représentation picturale qui connaît un essor durant la Renaissance, mais encore le sujet présente les caractéristiques du portrait humaniste : on perçoit l'âme du personnage à travers la peinture. Le Titien a ici réussi parfaitement l'exercice ; à l'instar de La Joconde, ce tableau reste mystérieux et fascinant.

III - Créer 

        Cet homme ne parle pas. Son mutisme n'est qu'une façade. Il parle avec ses yeux. Gris comme une lame, ils vous transpercent ; un regard froid qui de sa vivacité porte un coup à l'âme, désormais perdue dans les méandres du tableau. Un regard tacite qui révèle l'intelligence, l'autorité ; une stature et une force d'esprit qui n'ont pas d'équivalent si ce n'est les flots qui se déversent paisiblement, éclatant en un instant lorsque se soulève le vent, annonçant la tempête qui brisera les chaînes. Mais le calme sera toujours là, avant, après ou pendant... La clarté grise de ces moments uniques gardera toutefois le mystère et l'opacité d'un rêve éphémère. Une nuit claire et un jour obscur se mêlent, noire comme la pénombre mais lumineuse comme un jour nuageux. Que pensez-vous donc, vous qui êtes vêtu de sombre, et qui laissez transparaître la lumière ?

 

     «... Un inconnu... Je ne suis rien d'autre qu'un inconnu. Pourtant, un mythe s'est fondé autour de moi. Mes yeux fascinent. Gris comme un ciel d'orage, gris comme les couleurs qui s'effacent et se fondent à l'horizon, je regarde quelque chose que vous ne pouvez voir. Au lointain, une vue exceptionnelle sans doute ; de près je semble vous fixer avec une intensité troublante. Ma stature fait de moi un personnage imposant, ma droiture un personnage rigoureux comme un froid d'hiver. Glacial et chaleureux. Peu d'entre vous semblent me trouver antipathique. Je suis seul. Seulement accompagné d'une ombre qui ne me quittera jamais, et entravé par une chaîne trop lâche qui semble juste me rappeler à l'ordre. L'abstraction des sentiments que j'évoque est indissociable du lieu où je me trouve. Quel est donc cet endroit ? Rien ne l'indique ni ne le sait. Ma tenue noire comme la nuit aux plis et replis invisibles découpent une silhouette irréelle, mon regard transperce, mon ombre inhumaine, juste symbolique, ce lieu... Tant d'éléments qui suscitent tant de questions. Pour aucune réponse. Observez, rêvez, et réveillez-vous, les Ténèbres ne doivent vous retenir. Conservez ce souvenir intrigant dans vos esprits jusques à jamais, car seule l'Éternité saura avoir raison des mystères de ce monde. »

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Titian / Tiziano Vecellio



LA VIE ET L’OEUVRE de Tiziano Vecellio  dit TITIEN  1/4



BACCHUS ET ARIADNE

Bacchus et Ariadne
Titian - Bacchus et Ariadne - Google Art project.jpg
auteurTitian
date1520-1523
techniquehuile sur toile
dimensions176,5 × 191 cm
emplacementnational Gallery, Londres
Bacchus et Ariadne
détail

Bacchus et Ariadne Il est un peint huile sur toile (176,5x191 cm) Titian, daté 1520-1523 et stocké dans national Gallery de Londres.

HISTOIRE


Ceci est le deuxième tableau du cycle de bacchanales Titian exécuté pour Camerino d'Alabastro de Alfonso I d'Este, duc de Ferrara.

Déjà le duc avait reçu de Bellini la Fête des Dieux (1514), par la suite modifié par Titian d'adapter le paysage à celui des autres peintures[1], et au cours des années plus tard, elle a travaillé là Dosso Dossi, peintre tribunal Ferrara. aussi Fra Bartolomeo et Raphael Ils ont été invités à peindre les toiles, mais les deux sont morts avant qu'il ne puisse offrir quelque chose; Raphaël en particulier a longtemps reporté la commission, par la suite ne laissant que des dessins, comme il est apparu que récemment, ont été utilisés par Dossi pour une Triomphe de Bacchus, redécouvert Bombay[2]. Titien peint pour le complexe d'un Camerini Christ de la pièce et Fête de Vénus, auquel a finalement suivi, après Bacchus et Ariadne, la Bacchanale Andrii.

Sur la genèse de la peinture et les autres dans la série il y a une correspondance étroite entre la cour d'Este, ses envoyés à Venise et l'artiste. Là, il apprend que Alfonso avait à plusieurs reprises demandant la livraison, reportée en raison de divers retards, causés en partie par ses propres exigences extraordinaires au peintre, qui l'a distrait des engagements pris, comme acheter des lunettes Murano, la restauration des peintures endommagées et présenter une gazelle John Cornaro (de propriété des animaux, mais en attendant la mort, et a été jeté dans un canal)[3]. Le même Titian a ensuite accepté d'autres postes, comme Polittico Averoldi, et il a tenté de rassurer l'attente d'envoyer le duc San Sebastian destiné à légat du pape Altobello Averoldi, Alfonso qui a refusé d'éviter d'irriter l'illustre prélat[3]. Seulement 30 Janvier 1523 Nous sommes organisés le transport de la toile finie, à travers le chemin de la rivière Po puis une épaule, par un portier, à Ferrare, suivi d'un soldat qui portait des troncs personnels prévu Titian pour le lendemain[3].

en 1598 avec la délégation de Ferrare État de l'Église et le transfert de la cathédrale (courte?) à Modena, le Camerini furent bientôt démantelé, avec des œuvres réparties entre le légat du pape aldobrandini et Borghese Cardinal[4].

Les toiles de Titien et Bellini en particulier pris fin all'Aldobrandini. Deux d'entre eux, Fête des cupidons et Bacchanale Andrii Ils ont été vendus à Ludovisi qui, quelques années plus tard, vers 1639, ils les ont envoyés à Philippe II d'Espagne grâce à l'intervention de Vice-roi de Naples dans le cadre du paiement de la Principauté de Piombino[5].

la Fête des Dieux et Bacchus et Ariadne Ils sont restés la propriété de aldobrandini jusqu'à ce qu'il a été vendu en 1796 à Vincenzo Camuccini, dont la mort toute sa collection a fini à l'étranger. Acheté par jour, en 1806 ou 1807, il a été amené en Grande-Bretagne, où, en 1826 Hamlet a acheté pour le musée de Londres[6].

La peinture a subi au moins deux fois par roulement irrespectueux, qui a eu des conséquences désastreuses pour la peinture. Depuis la fin de XIXe siècle sur, il a souvent besoin restauration pour arrêter le détachement du vernis: le dernier et le plus controversé, a été réalisée entre 1967 et 1968. En retirant une partie de pigment de pièces détachées est la surface d'origine se perd dans plusieurs endroits, nécessitant repeindre. Ceci est particulièrement visible dans le ciel, que selon de nombreux critiques apparaissent maintenant plat et pâle. Il a également soutenu que la composition avait perdu son équilibre des couleurs, parce que vous avez probablement Titian Il avait ajouté quelques émaux sur la surface, avec l'intention de rendre plus cohérente le résultat final[7].

DESCRIPTION ET LE STYLE

Bacchus et Ariadne
détail
Bacchus et Ariadne
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La représentation du mythe

La princesse crétoise Arianna, sur la plage Naxos, vagabonde amant désespéré pour le démarrage Theseus, Saluant le navire bien-aimé en proie qui a commencé et est visible en arrière-plan. Tout à coup, son attention est attirée sur la procession colorée qui vient à la rencontre: un char tiré par des guépards avances suivie satyres, Bacchantes, animaux et faunes. Il est le triomphe de Bacchus que le wagon, rencontrant des ressorts dont la fille a été immédiatement amoureuse: Titian représenté à la mi-saut qui est descendu du char, dans un plastique audacieux et dynamisme, mis en évidence par le tissu rouge qui enveloppe ondulant pour déplacer d ' l'air. Il représente le point d'appui de la scène, à laquelle est inévitablement attiré l'œil du spectateur[8].

Dans le ciel, quant à lui, il brille constellation en forme de tiare couronne, créé en l'honneur de la femme, la couronne lanciandone[3]. Le même acte de Dieu peut aussi être lu afin que le lancement de la couronne, citant peut-être une version de Discobole.

Le sujet provient d'un ensemble de sources classiques, y compris ovide[9], Catullo[10] et Philostrate vieux[11]. Ces sources comprennent deux rencontres entre Bacchus et Ariadne: dans le premier Dieu trouve après le départ de Thésée et les consoles et partit pour la 'Inde, tout en abandonnant ce maudit premier et second amant; dans le second Bacchus, de retour de l'Inde, encore une fois la console et porte avec elle dans le ciel tournant sa couronne d'or neuf pierres précieuses dans la constellation couronne. Il est clair que Titian unifié les deux moments, comme on le voit par la présence du bateau dans la distance de Thésée et la constellation déjà formé[8].

Mais la découverte de la peinture par Dossi du dessin de Raphaël, cependant, montre comment le reste de l'histoire a été fourni sur un autre tableau, représentant la Triomphe de Bacchus en Inde[12]. Un autre épisode des histoires était également présent dans le Bacchanale Andrii, Arianna où dormir nu Andros, Après une fête avec Bacchus où l'eau d'un ruisseau a été transformé en vin. La robe en plein désarroi et les amphores d'or abandonnés sur la plage Bacchus et Ariadne, en bas à gauche, à côté de la signature de l'artiste peut apparaître comme un lien entre les deux tableaux, développé presque simultanément[12].

La scène est construite le long d'une diagonale allant de Arianna à Dieu aux arbres de fond. Il divise le tableau en deux moitiés presque équivalent, un céleste, représenté par le dieu en arrière-plan du lapis lazuli bleu intense du ciel et de la terre, royaume Arianna. L'élan de Bacchus représente donc la jonction des deux hémisphères, selon le concept philosophique de l'harmonisation de ses extrêmes néoplatonisme[8].

la Procession

Le défilé qui suit le dieu inspiré par la tradition, désormais bien établie, la représentation des triomphes selon l'ancienne coutume. A Ferrare, il existait un exemple célèbre Salle des mois de palais Schifanoia. Chaque dieu de la mythologie avait un char tiré par un personnel paire d'animaux totémiques et en assurer le suivi particulier. Le cortège de Bacchus est précédé par deux guépards, comme dans la description de Catulle, qui ont été étudiées par ces bêtes dans les ménageries qui étaient communs dans les tribunaux italiens. Voici les personnages hétérogènes et tumultueux, souvent en état d'ébriété, se tordant de la musique, comme il est typique de bacchanales. Au loin, vous pouvez vous voir venir Silène, comme d'habitude le sommeil après les excès, à cheval sur un âne, entouré de satyres qui détiennent[8]. Ses cheveux est orné lierre, sacrée plante lui. A satyr au premier plan de maintien de la jambe d'un animal et maintenir thyrsus, un long bâton avec un cône de pin sur le dessus, couronné de feuilles de lierre et de vigne, qui a été dirigé par Dionysus et ses disciples[4].

Un homme en se tordant de premier plan attaqué par des serpents, probablement l'un de la citation érudite le Groupe Laocoon creusé dans les années et l'objet d'un intérêt énorme[8].

Au premier plan, on peut voir les restes d'animaux, déchirés en morceaux pendant les festivités. Un petit chien est probablement le portrait d'un animal de la cour de Ferrare Société[8].

Le sens général de la peinture n'est pas, cependant, condamnant les excès, mais souligne plutôt ludique dimension dionysiaque comprise comme la libération des soucis du monde, un thème que le duc a choisi explicitement dans son étude où evadeva du bureau politique[4].

TECHNIQUE

Titian au cours de la couche de peinture est aidé avec le dessin ci-dessous, mais dans certains cas, de manière cohérente aussi très variées quelques chiffres, comme Arianna. Ces changements au cours de la construction ont été parmi les raisons des retards qui se sont plaints du client, ainsi que la popularité croissante du peintre et l'utilisation de l'atelier relativement faible dans les travaux de cette période[8].

Le travail est l'un des exemples les plus connus de couleurs riches à leur disposition les peintres vénitiens, un accès facile au meilleur emporium mondiale de ces matières premières. en Bacchus et Ariadne En fait Titian a réussi à exploiter à la perfection un peu tous les pigments à la disposition du temps, la qualité la plus précieuse: vert malachite, terre verte, verdigris et résinate de cuivre, bleu outremer utilisé avec abondance, azurite, rouge vermillon (Finement broyée dans le voile de Ariane sur une couche de mouture grossière, légèrement plus foncée) réalgar pour la robe de suonatrice d'orange cymbales[13].

Bacchanale des Andriens (1523-1524) de Titien

 25 DÉCEMBRE 2016       


Titien, Bacchanale des Andriens (1523-1524).
175 cm × 193 cm. Musée du Prado, Madrid. Zoom : cliquez l’image.
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La scène se déroule dans l’île d’Andros, et représente les effets du vin qui coule à flots dans le lit d’une rivière créée par le dieu Bacchus. La nymphe apparaissant au premier plan de cette composition agile et sinueuse, qui s’inspire de la sculpture classique « Ariane », constitue l’un des nus les plus osés de la peinture Renaissance. Le morceau de partition que l’on aperçoit en bas au centre et dont les paroles se réfèrent à la célébration du vin par les hommes et les dieux, a été attribué au musicien flamand Adriaen Willaert.
La toile a été réalisée, tout comme « L’Offrande à Vénus », entre autres, pour le fameux « Camerino de alabastro » d’Alphonse Ier d’Este à Ferrare. En 1598, l’ensemble de la collection fut transférée au palais Aldobrandini, pour être finalement remise par Niccolo Ludovisi à Philippe IV en 1637.

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Aujourd’hui, nous observons une peinture réalisée entre 1523 et 1524 par Titien pour le camerino d’Alfonso d’Este, grand mécène de son temps. C’est une huile sur toile de 175 x 193 cm, conservée à Madrid, au Musée du Prado. Intitulée la Bacchanale des Andriens, son programme iconographique relève d’une source écrite antique, la description d’une peinture dans la galerie de tableaux imaginés par Philostrate l’Ancien.

« Le Titien alliait la grandeur et le côté terrible de Michel-Ange à la grâce et élégance de Raphaël et aux couleurs propres à la nature. » Ludovico Dolce.

Invité : Philippe Morel.

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La figure de Bacchus ou de Dionysos incarne et résume un faisceau d’idées, d’évolutions et d’aspirations caractéristiques de la Renaissance, période au cours de laquelle on a cherché à renouer plus étroitement avec l’héritage antique et certaines de ses valeurs, à relativiser ou à redimensionner la place du christianisme pour des registres existentiels qu’il avait souvent disqualifiés, et à explorer les parentés multiples qui faisaient s’entrecroiser des composantes culturelles païennes et chrétiennes. Bacchus n’est pas que le dieu de l’ivresse, compagnon de tous les plaisirs, notamment de la danse et de l’amour ; il préside à la fertilité sous toutes ses formes : agricole et humaine, mais aussi littéraire ou artistique. Il est la source ou le symbole d’une inspiration qui sert régulièrement de miroir aux peintres et se fait parfois principe de contemplation philosophique et métaphysique. Divers artistes parmi les plus célèbres de la période, tels Bellini, Titien, Michel-Ange, Raphaël, Caravage, Rubens, ont exploré ces potentialités à travers des œuvres majeures d’où ressortent les fonctions multiples et souvent paradoxales, propres à la sphère dionysiaque. Elles relèvent en effet aussi bien de l’excès que de la tempérance, du burlesque que du philosophique, du populaire que de l’aristocratique, de la trivialité que de l’élévation, de la vie que de la mort. Ainsi, l’antique divinité chtonienne s’est transformée en vecteur et incarnation du salut, et ce rapport à l’au-delà, un artiste comme Donatello va savoir génialement le renouveler dans une perspective chrétienne. Au-delà d’une redécouverte élargie et d’une réinterprétation variée de la culture antique, la Renaissance a ainsi travaillé à une fusion de ces traditions apparemment contradictoires, comme à une remise à jour de ce qu’il y a de profondément païen dans le christianisme, à un retour du refoulé dionysiaque tel qu’il ressort des thèmes iconographiques du pressoir mystique ou du Christ-vigne.

Éditions du félin. LIRE UN EXTRAIT

Philippe Morel est docteur d’État, professeur d’histoire de l’art de la Renaissance à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut Universitaire de France, de l’Academia Europaea et de l’Accademia delle Arti del Disegno. Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages dédiés à l’art italien de la Renaissance, en particulier : Les grotesques. Les figures de l’imaginaire dans la peinture italienne de la fin de la Renaissance (Flammarion, 1997) ; Les grottes maniéristes en Italie (Macula, 1998) ; Mélissa. Magie, astres et démons dans l’art italien de la Renaissance (Hazan, 2008).


Titien, Bacchanale des Andriens (1523-1524).
Détail. Zoom : cliquez l’image.
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Titien, Bacchanale des Andriens (1523-1524).
Détail. Zoom : cliquez l’image.

Le Titien - La Vénus d'Urbin - Daniel Arasse

Publié le 2 Septembre 2017

Venus of Urbino

Venus of Urbino

La Vénus d'Urbin a été peinte par Le Titien en 1538. Le Titien a 50 ans quand il peint cette oeuvre qui est son premier nu couché. Il est à l'époque l'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne. Le nombre de nus féminins qu'il peint et celui que son atelier copie sont considérables. Il est l'un des grands inventeurs du nu féminin européen. 

La Vénus d'Urbin répond à une commande  précise et est extrêmement médité. Titien prend exemple sur La Vénus de Dresde de Giorgione, qu'il choisit de transposer à l'intérieur d'un palais, l'original est représenté au milieu d'un paysage de campagne.

La Vénus de Dresde de Giorgione

La Vénus de Dresde de Giorgione

Le tableau de Titien représente une jeune femme nue, dans la même position que dans le tableau de Giorgione, à ses pieds un chien dort. Elle est étendue sur un lit dont le drap est légèrement relevé et dévoile les deux matelas rouge du lit. A l'arrière-plan, dans la moitié gauche figure un rideau sombre, à droite on découvre une salle de palais comprenant un dallage en perspective, des tentures aux murs et deux servantes qui s'affairent auprès d'un coffre. L'une d'elles est à genoux, l'autre debout porte la robe de Vénus. A côté une fenêtre, un pot de myrte et une colonne, derrière l'évocation de la nature et le ciel. 

On voit ici l’enchaînement des espaces et des éléments de compositions : 1,le lit , 2 le rideau, 3 la salle et les deux servantes, 4 le mur de façade avec sa fenêtre et enfin 5 l'extérieur, la nature et le ciel. Cet enchaînement est accentué par l'effet de la perspective du sol de la salle du palais qui donne au tableau toute sa profondeur.

Le Titien - La Vénus d'Urbin - Daniel Arasse

On peut se demander comment sont liés les deux espaces principaux: le lit et la salle. Il a fallu du temps à Daniel Arasse pour identifier que ces deux espaces ne sont pas liés mais juxtaposés. D'ailleurs se ne sont pas deux espaces, mais deux lieux: celui du lit, avec la jeune femme nue et le chien et l'arrière plan de la salle du palais. Entre les deux le rideau qui sépare les deux lieux, ce rideau sombre parfaitement plan, dont les plis sont imperceptibles et la limite basse parfaitement verticale vient juste à l'aplomb du sexe de Vénus au premier plan. 

Venere di Urbino 	165 cm × 119 cm Galleries des Offices, Florence

Venere di Urbino 165 cm × 119 cm Galleries des Offices, Florence

Par ailleurs le plan du sol de la salle passe au-dessus du lit: si on prolonge le carroyage du sol en perspective on observe tout de suite que le lit est posé sur un sol plus bas que celui de la salle. 

Pour Daniel Arasse il y a donc deux représentation qui se superposent, il n'y a pas de lien entre l'espace du lit et celui de la salle, sauf à dire que Vénus dort sur deux matelas à même le sol dans une chambre en contre-bas du reste de sa demeure. 

Le lit de Vénus n'est donc pas dans le palais. 

Venus de Urbino

Venus de Urbino

Le tableau se compose donc d'un corps de femme magnifique, paradisiaque selon Arasse, au premier plan et à côté dans le fond un tableau dans le tableau: la salle et les deux servantes.

Cette salle nous donne notre place par rapport au tableau, du fait de l'effet de perspective, il place le spectateur en face du tableau. Le corps de Vénus n'occupe aucun espace défini si ce n'est la toile. Le lieu du corps de Vénus c'est la surface de la toile. Et de là elle nous regarde, son regard étant perpendiculaire au plan du tableau on à l'impression constante que la Vénus d'Urbin nous regarde. Le nu n'a d'autre lieu que la surface de la toile.

La Vénus d'Urbin

La Vénus d'Urbin

D'après Histoire de peintures de Daniel Arasse, illustrations: Lankaart.