Se afișează postările cu eticheta Pictura rusa. Afișați toate postările
Se afișează postările cu eticheta Pictura rusa. Afișați toate postările

duminică, 26 decembrie 2021

Pictura rusa

 

La Princesse cygne par Mikhaïl Vroubel

Galerie Tretiakov


Dix peintres qui incarnent l'art russe

CULTURE02 AVR 2018IOULIA CHAMPOROVA

Leurs noms sont si populaires que leurs expositions causent immanquablement des files d’attente record de plusieurs heures devant les musées russes. Alors, qui sont ces artistes aimés et connus par tous les Russes, ces classiques intemporels qui sont intégrés au génome culturel national?

1. Andreï Roublev (1360-1428)

Andreï Roublev est le plus éminent peintre d'icônes russes. Son icône légendaire de la Sainte Trinité pourrait être désignée comme le symbole spirituel de l'art russe.

Icône de la Trinité par Andreï Roublev

Il y a peu de faits connus sur sa biographie. On sait qu'il était un moine et a consacré sa vie à Dieu et à la peinture d'icônes. Il est considéré comme un Saint par l'Église orthodoxe russe.

Le Sauveur par Andreï Roublev

Roublev a été parmi les peintres d'icônes qui ont travaillé sur les fresques de la cathédrale Blagovechtchensk du Kremlin de Moscou (elles n’ont pas survécu jusqu'à nos jours). La cathédrale Ouspenski à Zvenigorod et son homonyme à Vladimir ont également été peintes par Roublev, et les fresques peuvent être vues encore aujourd'hui.

L'Archange Mikhaïl par Andreï Roublev

2. Karl Brioullov (1799-1852)

Appelé le « tsar de la peinture » par ses contemporains, Karl Brioullov est considéré comme l'un des premiers artistes internationaux de Russie. Le monumental Le Dernier jour de Pompéi (1830-1833), que le peintre a créé alors qu’il vivait et travaillait en Italie, a obtenu le grand-prix à l'exposition de Paris et a rendu l'artiste extrêmement populaire tant en Europe qu'en Russie.

Le Dernier Jour de Pompéi par Karl Brioullov

Le père du romantisme russe est né de parents français, et portait le nom français de Charles Bruleau jusqu'en 1822. La famille du peintre a donné naissance à une longue dynastie d'artistes, à partir de son arrière-grand-père.

Portrait de l'écrivain et fabuliste russe Ivan Krylov par Karl Brioullov

Mais il est surtout connu comme un portraitiste : la Cavalière de Brioullov constitue l’un des temps forts de la Galerie Treiakov à Moscou.

Cavalière par Karl Brioullov

3. Ivan Aïvazovski (1817-1900)

Personne ne peint la mer comme il l’a fait! Ivan Aïvazovski est un célèbre maître des marines et l'un des peintres russes les plus chers au monde : sa Vue de Constantinople et du Bosphore (1856) a été vendue pour près de 5 millions de dollars en 2012 par Sotheby's.

Vue de Constantinople et du Bosphore par Ivan Aïvazovski

Aïvazovski était extrêmement productif en tant que peintre; son œuvre contient plus de 6000 travaux. La Neuvième Vague (1850), la Mer Noire (1881), Nuit au clair de lune sur le Bosphore (1894), sont parmi les chefs-d'œuvre du peintre.

La Neuvième Vague par Ivan Aïvazovski

4. Alexeï Savrassov (1830-1897)

Le peintre réaliste Alexeï Savrassov a été le fondateur du genre du paysage lyrique dans la peinture russe. Ses œuvres sont emplies d’une perception personnelle et intime de la nature.

Vue du Kremlin de Moscou. Printemps par Alexeï Savrassov

Le destin de ce peintre fut tragique : artiste brillant dès son jeune âge et devenu l'académicien à l'âge de 24 ans, il était grandement estimé par ses contemporains et les autorités, mais il mourut à l'âge de 67 ans dans un hôpital pour pauvres.

Les Freux sont de retour par Alexeï Savrassov

Savrassov est l'auteur de l'un des paysages les plus célèbres de l'art russe - les Freux sont de retour. Chaque petite fille ou petit garçon de Russie doit écrire à l’école une rédaction consacrée à cette peinture, ainsi les Russes connaissent cette œuvre d'art dès leur plus tendre enfance. Les Freux sont si populaires que Savrassov est parfois appelé l'auteur d'une seule peinture, étant donné qu’aucun de ses autres chefs-d'œuvre n’a surpassé la popularité de celui-ci.

5. Ivan Chichkine (1832-1898)

Un matin dans une forêt de pins par Ivan Chichkine

Véritable artiste du peuple, Chichkine figure en haut du podium dans le classement de popularité et de célébrité des peintres russes parmi le public national, selon le Centre Panrusse d'étude de l'opinion publique.

Coucher du soleil par Ivan Chichkine

Il est probablement l'un des premiers peintres que les enfants russes apprennent à connaître en raison des très populaires bonbons au chocolat appelés Michka kosolapi (ours pataud), dont l’emballage arbore une peinture de Chichkine qui est devenue extrêmement populaire à l'échelle nationale, le Matin dans une forêt de pins.

6. Ilya Repine (1844-1930)

Grand peintre réaliste, il a créé une image épique de la vie russe dans toute sa diversité et sa complexité. L'artiste était engagé sur les questions sociales et nombre de ses tableaux ont un arrière-plan idéologique significatif - fait qui n’enlève rien à ses mérites artistiques.

Procession religieuse dans la province de Koursk par Ilya Repine

Parmi ses plus célèbres chefs d’œuvre – les Bateliers de la Volga (1870-1873), représentant le travail inhumain de personnes qui devaient déplacer de grands navires le long du fleuve. Repine l’a peint alors qu’il était encore étudiant de l'Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg.

Les Bateliers de la Volga par Ilya Repine

La peinture a provoqué un scandale retentissant : certains critiques l'ont qualifiée de plus grande profanation artistique jamais réalisée, étant donné que le peintre « monumentalisait » une scène de la vie des « couches inférieures ».

Visiteur inattendu par Ilya Repine

7. Viktor Vasnetsov (1848-1926)

Ivan-Tsarévitch chevauchant un loup gris, les Bogatyrs, la Jeune fille des neiges, la Princesse Nesmeïana… voici un bref aperçu des œuvres brillantes de Viktor Vasnetsov. Vous vous rendez compte en le découvrant qu'il est le principal peintre du folklore russe.

Ivan Tsarévitch chevauchant le loup gris par Viktor Vasnetsov

Ayant adapté les contes de fées russes en peinture, il était qualifié de « Bogatyr (preux chevalier, ndlr) de l’art russe » par ses contemporains.

Alionouchka par Viktor Vasnetsov

Vasnetsov s’intéressait également beaucoup à l'architecture : il est l'auteur de la façade de la Galerie Tretiakov à Moscou. Il a également travaillé sur les fresques de la cathédrale de Vladimir à Kiev.

8. Mikhaïl Vroubel (1856-1910)

La Princesse cygne par Mikhaïl Vroubel

L'un des plus brillants représentants de l'art nouveau russe et artiste au destin tragique, Mikhaïl Vroubel a souvent créé des peintures qui reproduisent ses cauchemars. Il était particulièrement intéressé par la représentation de l'image du démon. Ses contemporains pensaient que la folie tragique dans laquelle le peintre a sombré à la fin de sa vie était la conclusion logique de son intérêt pour le diable.

Démon déchu par Mikhaïl Vroubel

Vroubel était également intéressé par la peinture monumentale et a réalisé des croquis pour les fresques de la cathédrale de Saint-Vladimir à Kiev. Il avait un penchant pour l'art décoratif, réalisant de la sculpture majolique, des tuiles de poêle, et des vases en céramique.

Fresques de la cathédrale de Saint-Vladimir à Kiev par Mikhaïl Vroubel

9. Valentin Serov (1865-1911)

L'éminent peintre russe Valentin Serov est connu comme un maître du portrait psychologique. C'était un honneur pour les représentants de l'élite russe de se faire tirer le portrait par le peintre.

Jeune fille éclairée par le soleil par Valentin Serov

Il y avait une file d'attente permanente à son studio, mais dans le même temps les modèles le redoutaient car le peintre était très sagace et pouvait représenter les défauts d'une personne de façon très caustique.

L'Enlèvement d'Europe par Valentin Serov

Certains critiques considèrent Serov comme un représentant de l'impressionnisme russe. Sa peinture la plus emblématique dans ce style est la Jeune fille aux pêches qui fait partie de la collection de la Galerie Tretiakov.

La Jeune Fille aux pêches par Valentin Serov

10. Boris Koustodiev (1878-1927)

Boris Koustodiev est un artiste qui a capturé les scènes de la vie quotidienne du village russe et des fêtes sur ses toiles lumineuses et gaies.

Femme de marchand prenant le thé par Boris Koustodiev

Il a étudié avec le célèbre artiste Ilya Repine. Koustodiev était membre du légendaire mouvement artistique Mir Iskousstva (Monde de l'art) qui est célèbre pour la production des Ballets russes de Sergueï Diaghilev.

Le Bolchevik par Boris Koustodiev

Parmi ses peintures les plus célèbres figurent le Thé chez l’épouse d’un commerçant, Beauté et Bolchevique. Cette dernière œuvre constitue une réaction et une interprétation artistique de la révolution russe.

Beauté par Boris Koustodiev

Vous êtes à la Galerie Tretiakov et vous n’avez qu’une heure ? Voici les dix œuvres à ne surtout pas rater.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Vous n’avez qu’une heure? Les 10 œuvres de la Galerie Tretiakov à ne surtout pas rater

Pavel Tretiakov n’avait probablement pas idée de la future popularité de sa collection privée de tableaux. Aujourd’hui, la Galerie Tretiakov de Moscou s’impose comme le chef de file des expositions d’art dans le pays. Alors qu’il est possible d’en parcourir les salles pendant des heures, Russia Beyond vous présente les œuvres à ne pas manquer si vous ne disposez que de peu de temps.

1. Andreï Roublev, Icône de la Trinité (salle 60, rez-de-chaussée)

La collection d’icônes de la galerie est stupéfiante, puisqu’elle comprend certains des plus délicats exemples de l’art de la Rus’ de Kiev du XIIe siècle. L’une des œuvres les plus importantes que l’on y trouve est l’Icône de la Trinité (1425-1427), réalisée par Andreï Roublev, l’artiste religieux le plus connu de l’histoire russe.

Fait amusant, la première personne à avoir exposer publiquement des icônes a été le célèbre impresario de ballet Serge Diaghilev, un admirateur de Tretiakov. Au début du XXe siècle, il a en effet donné une impulsion à la culture russe à l’étranger, alors qu’il effectuait des tournées en Europe avec sa troupe d’artistes et de danseurs.

Lire aussi : Lire et comprendre une icône russe

2. Valentin Serov. La Jeune Fille aux pêches (salle 41, rez-de-chaussée)

Serov était un maître du portrait. Des empereurs russes et des membres de la famille impériale ont posé pour lui, tout comme de célèbres contemporains, compositeurs, écrivains et artistes. Mais l’une de ses œuvres les plus acclamées est le portrait d’une ordinaire fillette de 12 ans, Vera Mamontova, La Jeune Fille aux pêches (1887).

L’artiste a capturé ce moment par accident : Vera a pris place à table alors que le peintre venait tout juste d’arriver chez les Mamontov. Le père de l’enfant, Savva Mamontov, était un puissant entrepreneur et mécène. Serov a précisé qu’il souhaitait immortaliser la fraicheur de la jeune fille et la lumière qu’elle dégageait.

3. Ivan Aïvazovski. Arc-en-ciel (salle 19, 1er étage)

À l’étranger, toute vente aux enchères d’œuvres russes comprend au moins un tableau de ce peintre mariniste. Son chef-d’œuvre le plus célèbre, La Neuvième Vague, est exposé au Musée Russe de Saint-Pétersbourg, mais la Galerie Tretiakov compte elle aussi d’autres peintures de ce grand artiste, parmi lesquelles on retrouve Arc-en-ciel (1873).

Lire aussi : Saurez-vous distinguer l’art russe de l’art occidental?

4. Constantin Flavitski. Princesse Tarakanova (salle 16, 1er étage)

En traversant les salles de la galerie, des dizaines de tableaux sont susceptibles d’attirer votre regard, mais nous vous conseillons de vous attarder quelques instants pour admirer l’une de ces toiles en particulier.

Princesse Tarakanova (1864) représente une inondation à la forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. La fameuse princesse Tarakanova (en fait son nom réel est inconnu) était en prison pour avoir prétendu être la fille de l’impératrice Élisabeth Ire (1709-1762). Contemplez donc les sombres murs de sa cellule et l’expression de désespoir sur son visage, alors qu’elle réalise que l’eau est en train de monter inexorablement et que personne ne viendra la sauver. La véritable histoire est cependant moins dramatique, mais tout aussi tragique. Elle a en fait succombé à la tuberculose dans cette forteresse en décembre 1775, après seulement 10 mois d’incarcération.

5. Alexandre Ivanov. L'Apparition du Christ au peuple (salle 10, 1er étage)

Pavel Tretiakov a été en mesure d’acheter seulement les esquisses de cet immense tableau, sur lequel l’artiste a travaillé 20 ans (1837-1857). Cette œuvre majeure d’Ivanov avait été acquise par l’empereur Alexandre II et ce n’est qu’au XXe siècle qu’elle a été confiée à la Galerie Tretiakov, où elle est accrochée dans une pièce à part.

Lire aussi : Cinq peintures de Malevitch que vous n'aviez probablement jamais vues

Vous pouvez fixer L’Apparition du Christ au peuple durant des heures et ne toujours pas comprendre tous ses détails, symboles et silhouettes. Prenez votre temps, et examinez cette peinture sous différents angles à des distances variées.

6. Ivan Chichkine. Un matin dans une forêt de pins (salle 25, 1er étage)

Il est impossible de confondre ce peintre avec un autre. Chichkine a en effet réalisé les plus magnifiques représentations des forêts russes à toute heure de la journée et en toutes saisons. À l’origine, Un matin dans une forêt de pins (1889) ne comprenait pas d’ours, ils ont en réalité été rajoutés par un autre artiste, Constantin Savitski. Pour certaines raisons, Pavel Tretiakov a néanmoins effacé du tableau la signature de ce dernier.
Durant l’époque soviétique, un détail de cette œuvre a en outre servi pour le design de l’emballage des célèbres chocolats Michka Kossolapy (L’Ours Pataud). 

Lire aussi : Au-delà des œufs: dix chefs-d’œuvre du Musée Fabergé de Saint-Pétersbourg

7. Viktor Vasnetsov. Les Bogatyrs (salle 26, 1er étage)

Vasnetsov a consacré sa vie entière à l’art folklorique, et la majorité des Russes se représentent à présent les personnages des principaux contes populaires précisément comme il les avait peints. Les Bogatyrs (1898) est l’une de ses œuvres maîtresses, sur laquelle il a passé 20 ans. Y figurent les incontournables héros slaves et chevaliers errants Dobrynia Nikititch, Ilya Mouromets et Aliocha Popovitch (de gauche à droite).

Avant de continuer la visite, imprégnez-vous un peu plus du monde fantastique du folklore russe à l’aide de deux autres tableaux de cet artiste, également présents dans cette salle : Alionouchka et Ivan Tsarévitch chevauchant le loup gris.

8. Vassili Sourikov. La Boyarine Morozova (salle 28, 1er étage)

Ce peintre a créé de nombreuses et massives œuvres historiques, reflétant l’esprit et les paysages de la Russie. La Boyarine Morozova (1884-1887) est l’une des peintures les plus impressionnantes et les plus chargées d’émotions de l’art russe. Pour son affiliation religieuse aux Vieux Croyants, cette noble du Moyen-Âge a été forcée à l’exil dans un monastère, ce qui revenait à l’époque à de l’emprisonnement.

Lire aussi : Secrets de l’avant-garde russe: ces œuvres dont les artistes avaient honte

La dramatique histoire derrière cette toile laisse entrevoir l’un des plus importants problèmes de la Russie du XVIIe siècle. La réforme de l’Église orthodoxe a en effet mené à une division du pays : ceux restant fidèles aux anciennes traditions ont alors été qualifiés de Vieux Croyants et persécutés par l’État.

9. Ilia Répine. Ivan le Terrible tue son fils (salle 30, 1er étage)

Les œuvres les plus connues de Répine, Les Bateliers de la Volga et Les Cosaques zaporogues écrivant une lettre au sultan de Turquie, sont exposées au Musée Russe de Saint-Pétersbourg. La galerie Tretiakov possède néanmoins quant à elle un portrait de Léon Tolstoï, Visiteur inattendu, ainsi que le tableau Ivan le Terrible tue son fils (1885), qui est le meilleur choix si votre temps de visite est limité.

Lire aussi : Trésors perdus: comment les bolcheviks vendirent les œuvres des musées russes

10. Mikhaïl Vroubel. Démon assis (salle 33, 1er étage)

Vroubel a participé au projet de jubilé en la mémoire du poète Mikhaïl Lermontov, réalisant près de 30 esquisses pour le poème Le Démon. Il est ainsi clair que pour créer son tableau Démon assis (1890) le peintre s’est inspiré du personnage de Lermontov, un ange déchu, créature éternellement triste et souffrante symbolisant les contradictions intrinsèques de l’homme.

La galerie a d’ailleurs dédié une salle entière à cet artiste, l’un des plus talentueux de Russie, et l’un des précurseurs de l’avant-garde russe.

Les cinq plus grands impressionnistes russes

Musée Russe
Même si vous n'y connaissez rien à l'art, vous avez probablement déjà vu les œuvres lumineuses et colorées des artistes impressionnistes les plus célèbres du monde. Ce n'est pas par hasard si le musée français d'Orsay est l'un des musées les plus populaires du monde, les gens venant y apprécier les chefs-d'œuvre de Monet, Degas et Cézanne.

Par rapport à l'Europe, l'impressionnisme a connu un développement assez complexe en Russie de 1860 à 1930. Durant cette période, les artistes ont combiné différents styles - les œuvres impressionnistes et post-impressionnistes russes tombent souvent dans d'autres genres artistiques, dont le cézannisme, le néo-primitivisme et le symbolisme russe. Cela contribue à rendre l'impressionnisme russe encore plus intéressant.

La contribution de la Russie au mouvement est présentée au Musée de l'impressionnisme russe, où l'exposition Femmes est actuellement ouverte à tous, présentant des portraits originaux des muses des peintres.

Lire aussi : Dix artistes russes qui ont marqué l'histoire mondiale de l'art

Russia Beyond admire les œuvres des peintres impressionnistes les plus emblématiques du pays.

1. Konstantin Korovine (1861 – 1939)

Paris. Boulevard des Capucines

En tant que l'un des impressionnistes russes les plus importants, Korovine a été fortement inspiré pendant son séjour à Paris, où le genre est né. L'artiste a consacré de nombreux tableaux à la capitale française : Paris. Boulevard des Capucines, Paris. Matin et Rue de nuit. Paris sont quelques-uns d'entre eux. Les Français l'ont apprécié et il a ensuite été fait Chevalier de la Légion d'Honneur.

À la table du thé

Le peintre a également travaillé sur des toiles de fond et des décors pour des opéras, des ballets et des pièces de théâtre, ainsi que des dessins de costumes. Mais on se souvient surtout de lui pour ses peintures.

2. Valentin Serov (1865 – 1911)

Fenêtre ouverte, Lilas

« Au cours du siècle actuel, ils ne peignent que la cruauté, rien de gratifiant. Je désire [de tout mon cœur] ce qui est joyeux et je fais le vœu de peindre seulement la joie », écrivait Serov. C'est peut-être pour cela que ses portraits sont doux, clairs, festifs et pleins de vie.

Lire aussi : Avant-garde russe: pourquoi la nouvelle exposition du Centre Pompidou est-elle incontournable?

Serov est devenu célèbre après que ses peintures La Jeune Fille aux pêches (1887) et La Fille au Soleil (1888) ont été présentées au public. Ses portraits se distinguent par leur représentation de l'âme du sujet.

Les deux enfants Serov

Maître du portrait psychologique, Serov était extrêmement populaire dans les cercles d'élite. Il a même réalisé plusieurs portraits de la famille Romanov.

3. Piotr Kontchalovski (1876 – 1956)

Fleurs variées (nature morte avec des fleurs et un arrosoir)

Passionné de Paul Cézanne et admirateur de la culture européenne, Kontchalovski a cherché sa vocation dans différents mouvements artistiques comme l'impressionnisme, le post-impressionnisme et le cubisme.

Lilacs dans un panier

C'était une personne gaie qui a figé la beauté de la nature dans ses natures mortes remplies de fleurs. Comme Renoir, le peintre croyait que « la douleur passe, et la beauté demeure », s'efforçant d'imprimer le côté positif de la vie.

4. Nikolaï Fechine (1881-1955)

Madame Fechine et sa fille

Fechine est devenu un artiste de renom dans deux pays : sa patrie, la Russie, et les États-Unis, où il a vécu pendant près de 30 ans. En Amérique, il était connu pour ses portraits d'Indiens indigènes et en Russie - pour dépeindre la vie quotidienne du pays.

Lire aussi : Comment un artiste paralysé a immortalisé la vie russe du XIXe siècle

Aujourd'hui, ses peintures rapportent de jolies sommes aux enchères, dépassant des millions de dollars. L'œuvre de Fechine , Petit Cowboy, vendue 6,9 millions de livres en 2010, fait de l'artiste l'un des peintres les plus chers de Russie.

Portrait de Varia Adoratskaïa

L'une de ses œuvres les plus importantes, le portrait de Varia Adoratskaïa (1914), est souvent comparée à La Jeune Fille aux pêches  de Serov.

5. Vladimir Baranov-Rossine (1888-1944)

Sentier dans le jardin

L'artiste a débuté sa carrière en réalisant un certain nombre d'œuvres impressionnistes, mais Baranov-Rossine a poursuivi plus tard sur la voie de l'orphisme et a même créé des sculptures dites polytechniques, composées de matériaux organiques et inorganiques.

Barges sur la Dniepr

Après avoir été diplômé de l'Académie des Arts de Saint-Pétersbourg, le peintre a voyagé à Paris et s'installe dans un quartier bohème avec Marc Chagall et Amedeo Modigliani comme voisins. Ses peintures impressionnistes de natures mortes sont ses œuvres les plus célèbres.

Ilia Repin (1844-1930)

 






Ilia Répine

Ilia Répine
Image dans Infobox.
Ilia Répine en 1900.
Naissance24 juillet 1844 ( dans
 le calendrier grégorien
)
Tchougouïev
Décès (à 86 ans)
Kuokkala (Finlande)
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Илья́ Ефи́мович Ре́пинVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissanceИлья́ Ефи́мович Ре́пин
signature d'Ilia Répine

signature

Ilia Iefimovitch Répine (en russe : Илья́ Ефи́мович Ре́пин) est un peintre russe né le 24 juillet 1844 ( dans le calendrier grégorien) et mort le  à Kuokkala (Finlande)

Répine naît à Tchouhouïv, près de Kharkiv (à l'époque dans l'Empire russe, aujourd'hui en Ukraine). Ses parents font du commerce de chevaux, son père est un ancien soldat cosaque et sa mère tient une petite école rurale. Il travaille dans sa jeunesse comme peintre d'icônes, étudie le dessin avec Ivan Kramskoï, et poursuit sa formation à l'Académie impériale des beaux-arts.

Il est membre, à partir de 1878, des ambulants (un groupe de peintres réalistes), et est ensuite nommé académicien de l'Académie impériale des beaux-arts. Professeur, maître d'atelier (1894-1907) puis recteur (1898-1899) de l'académie, enseignant à l'école d'art et d'artisanat de Maria Tenicheva, il a parmi ses élèves Boris KoustodievIgor GrabarIvan KoulikovPhilippe MaliavineAnna Ostroumova-Lebedeva et Nikolaï Fechine. Il est aussi le maitre d'étude de Valentin Serov.

Dès le début de son activité créatrice, dans les années 1870, Répine devient une des figures clés du réalisme russe. Il réussit à refléter dans sa production picturale la diversité de la vie qui l'entoure, à embrasser dans son œuvre toutes les dimensions de la contemporanéité, à aborder les thèmes qui traversent la société et à réagir vivement à l'actualité. Son langage pictural a une plasticité qui lui est personnelle, et il s'approprie différents styles, depuis celui des peintres espagnols et hollandais du xviie siècle jusqu'à ceux d'Alexandre Ivanov ainsi que des éléments des impressionnistes français qui lui sont contemporains, mais qu'il n'a jamais vénérés.

L'œuvre de Répine s'épanouit dans les années 1880. Il compose alors une galerie de portraits de ses contemporains, travaille comme peintre d'histoire et de scènes de genre. Dans la peinture historique, il est attiré par la possibilité d'exprimer la force émotionnelle de la scène représentée. Il trouve aussi son inspiration dans la peinture de la société qui lui est contemporaine, et même quand il dépeint un passé légendaire, il reste un maître de la représentation de l'immédiat, en abolissant toute distance entre le spectateur et les héros de son œuvre.

Selon Vladimir Stassov, l'œuvre de Répine est ainsi une « encyclopédie de la Russie d'après l'abolition du servage ». Il passe les 30 dernières années de sa vie en Finlande, dans sa propriété des Pénates à Kuokkala. Il continue à y travailler, bien que moins intensément qu'avant. Il écrit des mémoires, dont une partie est publiée dans le livre de souvenir «Далёкое близкое» (Loin et proche).

http://dona.eklablog.com/une-fenetre-ouverte-sur-le-genie-artistique-d-ilya-repine-a117674158



Ilya Répine, Léon Tolstoï labourant, 1887. Galerie nationale Trétiakov, Moscou. (Galerie nationale Trétiakov)

Dix tableaux de l’illustre Ilia Répine à connaître absolument

«Visage, l’âme de l’homme, le drame de la vie, les impressions de la nature, et le sens de sa vie, l’esprit de l’histoire - c’est notre sujet», écrivait le peintre devenu célèbre de son vivant. Son art regroupe toutes les caractéristiques d’idées et de formes recherchées dans l’art russe de la deuxième moitié du XIXème siècle.

Les Bateliers de la Volga, 1870-1873  

C’est la première peinture d’Ilia Répine (1844-1930) à avoir eu un grand succès. L’idée de ce tableau lui était venue lorsqu’il étudiait encore à l’Académie des arts, à Saint-Pétersbourg. En se baladant sur les quais de la Neva, il avait été frappé par l’allure des bateliers qui tiraient, à bout de forces, des fardeaux à côté de citoyens se promenant insouciants.

>>> Nuances de gris: quatre peintres russes de légende qui étaient daltoniens 

Le peintre lui-même descendait d’une famille modeste : fils de soldat, natif de la ville de Tchougouïev (actuelle Ukraine), il comprenait les conditions des plus pauvres. Son œuvre était très différente des traditions de l’académie de peinture, où l’on préférait de « nobles » sujets de la mythologie et d’histoire. Répine, lui, a choisi un sujet qui reflétait la vie réelle, dans le but de formuler une critique de la société. Ses bateliers sont devenus le symbole des difficultés du peuple.

Lors de l’Exposition universelle de 1873 à Viennes, le tableau a reçu la médaille de bronze et a été racheté par le grand prince Vladimir Alexandrovitch.

Sadko,  1876

Après la fin de ses études à l’académie, Répine est parti pour un long voyage à l’étranger. En 1873, il s’est rendu en Italie, a habité à Rome, puis en France où il s’est installé pendant 3 ans et a étudié les derniers courants artistiques. Même s’il n’adopte pas l’impressionnisme, il étudie de très près ce nouveau style.

À l’étranger, il commence à penser aux traits qui marquent le caractère national russe et peint Sadko, dans lequel est clairement exprimé le rejet du héros du conte homonyme des « beautés » étrangères. Répine a toujours considéré que ce tableau était un échec, il reflète néanmoins sa vision de la vie et de l’art.

Procession religieuse dans la province de Koursk, 1883

Ce tableau s’impose également comme une critique de la société inégalitaire. La peinture fascine par la diversité des personnages représentés, avec plus de 70 individus, elle donne une vision complète de la vie du peuple.

Cette toile a également suscité des réactions mitigées auprès de ses contemporains. Certains pensaient que ce tableau élevait définitivement Répine au rang de meilleur peintre de Russie, d’autres y voyaient une représentation biaisée de la réalité russe.

Ivan le Terrible tue son fils, 1883-1885.

On considère que Répine aurait souhaité créer un parallèle avec les événements tragiques de 1881 : le meurtre du prince Alexandre II et la répression des membres de l’organisation Narodnaïa Volia. Comme il ne pouvait pas représenter les faits réels, le peintre aurait alors trouvé un parallèle avec un fait historique.

Le tableau a suscité le mécontentement d’Alexandre III, qui a donné en personne l’ordre de ne pas l’exposer. Victime de vandalisme, le tableau a failli être détruit à deux reprises. Une première fois en 1916 par le peintre d’icônes Abram Balachov, qui a poignardé le tableau à trois reprises en plein milieu du visage du tsar. En 2018, le tableau a encore été vandalisé, frappé avec une barre métallique censée le protéger, détériorant ainsi à trois endroits le corps du prince.

Portrait du compositeur Modeste Moussorgski, 1881

Le tableau est l’une des plus belles œuvres de Répine en matière de portrait. Il a été réalisé à un moment tragique de la vie du compositeur : étant très malade, il se trouvait à l’hôpital militaire. Répine a peint le tableau en quatre jours directement dans la chambre du malade, réalisant que son vieil ami se trouvait face au « visage de l’éternité ».

Portrait de Pavel Tretiakov, 1883

C’est l’un des deux seuls portraits du célèbre collectionneur et fondateur de la galerie Tretiakov à avoir été réalisés de son vivant. Au moment du transfert de la  galerie à la ville de Moscou, sa collection comptait 1276 tableaux, 471 dessins, 10 sculptures et 84 œuvres d’artistes étrangers. Tretiakov n’aimait pas poser, et a accepté uniquement par respect envers Répine.

Le collectionneur est représenté devant des tableaux de sa propre collection, ainsi, on peut reconnaître Paix éternelle  d’Isaac Levitan et Les Bogatyrs  (Les preux) de Viktor Vasnetsov. L’année où le tableau a été peint, Tretiakov se trouvait au sommet de son activité, et la popularité de sa collection s’étendait tant à Moscou que dans le reste du pays. Il était d’ailleurs l’un des principaux collectionneurs des œuvres de Répine et des autres Ambulants, artistes qui critiquaient la société.

Les Cosaques zaporogues écrivant une lettre au sultan de Turquie, 1880-91

Cette peinture, que Répine a mis plus de 10 ans à réaliser, est devenue le reflet de l’amour de la vie et de l’esprit libre des hommes. Répine lui-même décrivait ces personnages en ces mots : « Un sacré peuple ! Personne dans le monde entier n'a ressenti aussi profondément la liberté, l'égalité et la fraternité ».

Cette œuvre se base sur l’histoire du Sultan Mahmoud IV qui, en 1675, avait proposé aux Zaporogues (des Cosaques de l’actuelle Ukraine) de se soumettre à son règne. En réponse, ceux-ci lui avaient envoyé une lettre de refus effrontée commençant ainsi : « À Toi Satan turc, frère et compagnon du Diable maudit, serviteur de Lucifer lui-même, salut ».

Visiteur inattendu, 1883-1888

Visiteur inattendu est l’un des tableaux du cycle de Répine, dédié aux destins des premiers révolutionnaires nationalistes russes.  Dans les années 1870 et 1880 le mouvement révolutionnaire connaissait un essor et était sévèrement réprimé. Répine, comme beaucoup d’autres, idéalisait le mouvement les jeunes de l’opposition et faisait le parallèle entre le destin des nationalistes et le sacrifice du Christ.

Lire aussi : Les cinq plus grands impressionnistes russes

Du point de vue de la composition, les personnages de cette toile sont semblables à ceux présent sur La Résurrection de Lazare de Rembrandt ou L'Ami des humbles de Léon Lhermitte. Le retour d’un révolutionnaire emprisonné, très certainement du bagne, était comparable à une résurrection.

Session protocolaire du Conseil d’État, 1901-1904

Ce tableau a été peint par Répine à l’occasion du centenaire du Conseil d’État, sur commande du gouvernement : cette toile géante mesurant 400 x 877 cm a été peinte en un délai des plus courts, en trois ans. Presque plus estimables que la peinture en elle-même étaient ses notes d’étude dotées d’une touche de liberté impressionniste proche par endroits de l’abstrait. Les fonctionnaires posaient personnellement pour le peintre, et en tout, 48 études de portraits ont été réalisées. Jusqu’en 1917, le tableau se trouvait au palais Mariinski et une partie des études a été rachetée par le Musée Alexandre III. Après avoir reçu 10 000 roubles de la part de ce dernier, Répine en a fait don à la marine nationale.

Autoportrait avec N.B Nordmann, 1903

En 1899, Répine a fait l’acquisition d’un terrain en Finlande, dans un lieu portant le nom de Kuokkala, et y a baptisé sa datcha « Penaty ». C’est précisément ici qu’il a passé les dernières années de sa vie en compagnie de sa deuxième épouse Natalia Borissovna Nordmann.

Après la Révolution, on a tenté de ramener Répine en URSS à maintes reprises. Néanmoins, celui-ci n’acceptant pas le nouveau pouvoir, il a vécu jusqu’à la fin de sa vie en Finlande, où il s’est éteint en 1930, à l’âge de 96 ans.

À l’occasion du 175e anniversaire du grand peintre russe, dont les travaux sont exposés dans plusieurs musées du monde, la Galerie Tretiakov organise une rétrospection de ses œuvres sur trois étages. Dates : du 16 mars au 18 août 

https://fr.rbth.com/art/82598-repine-dix-oeuvres

Dans cet autre article nous vous présentons dix peintres incarnant à eux seuls l’art russe.

=====================================================================

https://www.lhistoire.fr/exposition/r%C3%A9pine-profond%C3%A9ment-russe

Répine, profondément russe

Le Petit-Palais propose la première rétrospective en France d’un des plus grands artistes russes, portraitiste et peintre d’histoire. Cent tableaux pour comprendre les dernières décennies de l’empire tsariste

Drôle de destin que celui d’Ilya Répine, né en 1844 dans une famille de serfs à Tchougouïev (Ukraine), mort en 1930 à Kuokkala et témoin, au cours de sa longue vie, de bien des bouleversements en Russie.

Le tableau qui le fait connaître, présenté en 1873 à l’exposition annuelle de l’Académie impériale, s’intitule Les Haleurs de la Volga. Il met en scène les fameux bateliers, héros d’une chanson folklorique publiée en 1866 et largement diffusée à l’époque soviétique encore par les chœurs de l’Armée rouge. Avec cette scène, le peintre, membre des Ambulants, ou Itinérants, des artistes en rupture avec les canons traditionnels des écoles d’art, affirme son intérêt pour le peuple. De nombreuses autres toiles confirment son goût pour les traditions, la vie paysanne, les processions religieuses, mais aussi la situation des boyards (les nobles) et des streltsy (les militaires).

Portraitiste prolifique (plus de 300 connus), il a laissé des tableaux sensibles de sa famille, comme son fils Iouri (qui deviendra peintre lui aussi), saisi à 5 ans sur un grand tapis oriental dans une pose très naturelle, sa fille Nadia, rêvant en robe rose ou son autre fille Vera, en Libellule perchée sur un arbre. Le collectionneur Pavel Tretiakov, désireux d’immortaliser les célébrités russes, lui commande le portrait de célébrités, dont le groupe des Cinq (grands musiciens), ou les écrivains Tourgueniev et Tolstoï. Une salle entière est consacrée à l’amitié entre Répine et le « comte-moujik » dont il fit 70 portraits et avec lequel il entretint, jusqu’à la mort de l’écrivain en 1910, une longue correspondance récemment traduite [1]. Un très beau tableau venu de la galerie Trétiakov montre un inattendu Léon Tolstoï labourant (1887).

Répine est certes connu pour ses grandes toiles historiques, souvent des commandes officielles, ainsi Alexandre III recevant les doyens des cantons (1886), « mon tableau tsariste » disait-il, ou le Portrait de Nicolas II (1896) en uniforme, bien seul dans l’immense salle du trône du palais d’Hiver. Mais il ose aussi la critique : le héros de Ils ne l’attendaient plus (1884-1888) est un déporté en guenilles revenant de relégation.

Une autre petite salle retrace l’histoire chahutée d’une œuvre iconique, Ivan le Terrible et son fils Ivan, le 16 novembre 1581, œuvre subversive montrant le tsar assassin de son fils aîné et héritier. En 1885, Alexandre III interdit le tableau, qui sera par la suite victime de plusieurs « attentats » dus à son sujet sulfureux, les dommages du dernier, commis en 2018, n’étant toujours pas réparés.

En 1903, Répine s’installe définitivement dans sa maison sur l’isthme de Carélie, à une trentaine de kilomètres de la capitale Saint-Pétersbourg. La révolution de 1917 et la proclamation de l’indépendance finlandaise en 1918 le prennent de court, il se retrouve en quelque sorte exilé chez lui, jusqu’à sa mort en 1930. Perplexe sur le nouveau régime, il refuse de rentrer en Russie, même lorsqu’il est officiellement invité en 1924. En 1948 Kuokkala est officiellement rebaptisée Répino, en son honneur.

Huguette Meunier.


A Voir

Ilya Répine (1844-1930). Peindre l’âme russe, jusqu’au 23 janvier 2022 au Petit-Palais.

Plus d'information sur le site du Petit-Palais.

 

Notes

1. Ilia Répine, Lettres à Tolstoï et à sa famille, traduit du russe par Laure Troubetzkoy, Vendémiaire, 2021.